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mercredi 21 novembre 2012

Piazzolla FOR EVER ! Richard Galliano AU PRESENT !!!








Nous n’avions donc jamais assisté à un concert du Septet et de Piazzolla Forever! Et nous décidâmes en découvrant la nouvelle d’un concert à l’Olympia d’Arcachon que Richard Galliano et le Septet valaient bien le voyage à travers les Landes, d’autant qu’aujourd’hui
«… Les landes désertes
Vrai Sahara français… » de Théophile Gautier…sont aujourd’hui et en dépit des tempêtes, une belle  forêt de pins que traverse  une superbe autoroute neuve au bitume lisse …
Et ce fut Arcachon  sous un soleil tiède et délicieux
Et ce fut l’Olympia …
Parfois dans notre attachement  passionné à la musique de Richard Galliano qui en cette occasion se croise avec l’émotion profonde de celle de Piazzola, s’insinue un soupçon d’inquiétude : 
« Est-ce que cette fois ce sera encore magique ? »
…Sinon le  doute en forme  plaisanterie de notre malicieuse Sonia : « N’avez –vous pas peur de l’user Richard à force d’aller le voir ? »

Eh bien, jeudi soir, ce n’était pas le Septet initial, dont  nous avions manqué les premiers concerts.  Et dont nous écoutons les CD à satiété…




Ni Jean Marc Apap, souvent entendu dans le « sextet Bach », ni Henri Demarquette ou Rafaël Pidoux ni Jean Marc Phillips-Varjabedian, ni Hervé Sellin, jamais entendu au piano.
 Seul restait Stéphane Logerot, superbe, avec de son propre aveu avec un soupçon de gris en plus ! C’est Sébastien Surel que nous apprécions beaucoup qui tenait le premier  violon, et  au piano, , « mal accordé » selon Richard, il y avait Dimitri Naïditch…pour nous un inconnu !
Et en fait ce n’était pas non plus le programme de Piazzolla Forever (que j’avais écouté en boucle pour  « révision depuis des jours et des jours !!!)
Ce soir, la musique était une convergence intense et complexe de la mélancolie tragique, rythmée, et intensément  mélodieuse, de Piazzolla, de la puissance mélodique et magique des compositions Galliano, de ses reprises revisitées de thèmes clés, et de la plénitude allègre de Bach…(Concerto pour hautbois, je crois)
En somme « de Bach à Piazzolla en passant par Galliano », le programme et d’ailleurs le titre, des concerts du sextet …

Alors déception ?
Justement non ! car un concert de Galliano n’est jamais tout à fait le même tant la musique offerte varie en se  tissant   de toutes les créations de sa vie, ni tout à fait un autre car le son, le rythme, la mélodie, la composition dynamique de cette musique contribuent à un style unique, le style Galliano !

Et le 7ème du groupe  , le piano ? Déception ?
Non ! différent de celui d’Hervé Sellin, si je suis capable d’en juger, un peu étrange , mais non étranger  au groupe, un jeu inspiré, fougueux,  et une remarquable introduction à une pièce de Piazzolla , Invierno Porteño je crois ….
Et outre la complicité habituelle avec Sébastien Surel, j’ai ressenti de remarquables connivences entre la contrebasse et l’accordéon , un Libertango encore différent et toujours superbe , un Adios Nonino, une première pour cette formation, et une entrée dans le concert par Tango pour Claude, le thème  fil rouge de l’année ,  qui toujours saisit, tant il   exalte  la Violence de la Vie … !
Pas de Laura et Astor ? me semble-t-il, dans ce  programme : je regrette un peu car je l’aime  terriblement ce thème, mais il me semble empreint du tragique de la disparition, il a pour moi la scansion du destin,  j’y sens comme un écho des dernières œuvres des  Five tango sensations si terriblement sombres…
Or, quelle que soit sa fidélité au passé et à ses mentors aimés, toujours Richard Galliano   est repris par  la puissance du présent, des projets récents comme Bach, ou Nino Rota, des entreprises à venir,  des rencontres nouvelles… que nous attendons !
« Rien n’est passé
La vie a des feuilles nouvelles »….
Et c’est peut-être à cela que tient la fascination de sa musique…
Car il y a bien sûr l’extraordinaire beauté du son, cette virtuosité si accomplie qu’on la dirait naturelle, les doigts courant sans effort apparents sur les boutons pour un son délié, continu, parfaitement mélodique et harmonieux …
Mais il y a aussi cette puissante  vitalité, cette capacité créative, cet appétit à FAIRE de la musique (si j’osais je parlerais de POEtique de la musique),  à multiplier collaborations et rencontres, couleurs sonores, rythmes , interprétations de grandes des oeuvres ou  improvisations inspirées…
…Pour en tisser un mélange intime et un style propre, nourri de ces musiques multiples vécues intensément, assimilées, recrées..


Et c’est cette vie intense et créatrice qu’on ressent et qui explique peut-être que  le bonheur de l’écouter se renouvelle à chaque concert…
Car malgré les CD et DVD le bel objet créé demeure fondamentalement éphémère, joué dans le temps, et remis en jeu à chaque concert…
Ephémère, comme l’est tout temps de bonheur parfait, qu’il s’agisse d’une baignade parfaite ou même d’un cours parfaitement réussi !!

C’est pourquoi notre attente du rendez-vous  reste toujours un peu anxieuse …

Et je pense souvent que pour Richard Galliano, et sans doute bien d’autres artistes –pour quelques-uns que je  connais bien , je peux l’affirmer- cette remise en jeu, ne peut se faire que dans le trac et l’angoisse…étant donné  le degré de reconnaissance auquel il est parvenu….  , l’angoisse de nous décevoir et pire de SE décevoir ….

 Et se renouvelle aussi au fur et à mesure que le plaisir du concert file dans  le temps, la conscience et le vif regret  de son caractère éphémère, le refus de le voir finir …
… et le désir  et l’attente de son recommencement !

PS : je me demande souvent comment des gens peuvent parfois s’en aller avant les rappels ! Faut-il être inconscient !!!! Ou béotien !
.


mardi 7 février 2012

Galliano, Lockwood, Rosenberg à Colomiers, étape de soleil sur chemin glacé






Je ne sais à quoi tient le plaisir d’un concert…

Il tient toujours, pour moi, d’une alchimie incertaine entre les musiciens, le public, le contexte. Musiciens entre eux, musiciens et public, couleur des lieux et air du temps…

Une conjonction délicate et fragile dont résulte la plénitude d’un moment…



Le concert de samedi à Colomiers s’est inscrit dans un contexte agité :

Déjà, une incertitude: Lockwood vais-je aimer sa musique ? Mais motivation: il est vrai que Biréli Lagrène, j’aime ses disques avec Galliano et puis je ne l’ai jamais entendu en direct ! Et puis Galliano se fait rare en notre pays…

Et oups ! la neige en s’éveillant à Pau, et qui chose exceptionnelle en ce pays, s’amoncelle tranquillement au fur et mesure que la matinée s’écoule.
Bien sûr pas question de ne pas se mettre en route. Pour Richard quand même, places retenues depuis juillet , payées… !D’ailleurs vers midi le ciel s’ouvre au soleil, la neige ne fond guère, mais étincelle au soleil, c’est magique !!! Il n’empêche qu’on redoute la grimpée vers Capvern ou le plateau de Lannemezan…mais le ménage a bien été fait sur l’autoroute, qui nous conduit sans histoire vers Toulouse.



Puis à Toulouse, à Colomiers, la salle est un grand hall., assez bien aménagé sauf qu’il n’est guère chaleureux, la scène ouverte aux vents coulis, mal enclose de rideaux …à l’éclairage incertain…
Puis voilà que l’on apprend, dans les conversations de l’attente, que Biréli ne sera pas là…
Puis voilà qu’en entrant dans la salle, on découvre que sept rangs de chaises ont été installées devant notre premier rang…Nos numéros 1 et 2 nous paraissent un tantinet ironiques…



Sauf que, délaissant les places réservés Michel réussit à nous installer au premier rang, aux places moins chères, non numérotées, et néanmoins meilleures !!!
Sauf que voilà nos musiciens qui nous annoncent le remplaçant miraculeux Stochelo Rosenberg et en nous expliquent qu’ils ont dû modifier, s’adapter, bref improviser la composition du programme…

Et malgré le dysfonctionnement du micro de Lockwwod , le concert commence ! Fou Rire !!!


Pourquoi la magie opère–t-elle aussitôt ?
Parce que le jeu de Lockwood me plaît d’emblée, mêlant une sorte de fantaisie et humour que sa stupéfiante virtuosité autorise, avec ce qui m’apparaît comme des plans sonores, multiples et nuancés.
Parce que la guitare de Stochelo égrène une mélodie pleine de rondeurs et de délicatesse…
Parce que Richard, d’abord tendu, me semble-t-il comme souvent en début de concert, se livre peu à peu pour de bien belles interprétations de morceaux que nous aimons Fou Rire, Vie Violence, Spleen, et d’autres que nous découvrons, Sentimental Mood, Spain,… avec cette virtuosité si remarquable qu’elle ne s’affiche pas et semble couler de source, la clarté mélodique du son dans la complexité des plans.


Parce qu’ils s’entendent remarquablement bien, se répondant, s’écoutant, reprenant le thème avec inspiration….le tout avec une sorte de naturel sans effets inutiles. Superbes et authentiques duos ou trios… Nuages, Blues de Barbizon, Double Jeu…

Peut-être est-ce justement l’ imprévu initial qui confère à l’ensemble un caractère improvisé, une impression de construction impromptue et sur le vif, du programme et des interventions..…

Le public réagit avec une chaleur qui ne doit rien au confort mais tout au bonheur …

A la fin nous rencontrons nos amis, nos compagnons de musique partagée , Jean Marc avec Mathilde, et leurs amis, qui donc sont les nôtres, puisque nous aimons les mêmes choses… Conversations chaleureuses, et à bâtons rompus…
Nous nous attardons, ayant peine à nous quitter et à replonger dans le noir et le froid…

Et, dernier plaisir, et non le moindre !!! RG, vient récupérer sur la scène son précieux Victoria et une fois encore j’ose venir le saluer et lui serrer la main, Michel en profite pour lui quémander un petit autographe sur le « Nino Rota ».. . Courtoisie et regard chaleureux de sa part…Enthousiasme et timidité de la nôtre …On ne s’habitue pas à rencontrer le Talent…

Le lendemain matin, il nous faudra plus de trois heures pour faire, dans et sur la neige, les 200 Km qui nous ramène chez nous…

A quoi tient le plaisir d’un concert ?

Comme celui d’un grand match ou d’un bain de mer béni des dieux, il naît d’une alchimie délicate et fragile dont résulte la plénitude d’un moment ….

mercredi 19 octobre 2011

Richard et Nino…


Voilà, il l’a fait …
Encore donc «… Un rêve de jeunesse réalisé dans l’âge mûr » !!!

Et bien sûr, je ne suis pas objective pour affirmer que c’est vraiment un bonheur à écouter…Je vais donc le dire en toute subjectivité : c’est pour moi une très belle « œuvre ».
Bien sûr il y a le plaisir de l’entendre jouer, avec ce son magique qui lui est propre…à l’accordéon, à l’accordina…et au trombone !!!!

…De l’écouter se jouer des merveilleuses mélodies de Nino Rota, si connues, si populaires, et si subtiles, qu’il les introduise, ou soutienne le jeu de ses compagnons.
Ses compagnons, que je découvre, la trompette si pure et finement nuancée de Dave Douglas, les saxs de John Surman , la contrebasse de Boris Kozlov, et Clarence Penn que j’ai aimé retrouver avec R.G…
Mais ce que je trouve remarquable aussi, c’est le travail de « composition », la manière dont il a agencé les cinq partitions, comment la mélodie circule entre les instruments, et la profondeur que donnent les différents plans de leurs sonorités harmonieusement conjuguées. C’est encore la variation choisie pour les rythmes et les nuances, qui capte l’oreille et parfois la surprend…
Et ce qui me frappe par-dessus tout, c’est l’atmosphère qui émane de cette musique , ses connotations multiples et les émotions qu’elle éveille .Y participe bien sûr, le souvenir des films de Fellini, même si pour ma part, je les ai un peu oubliés.
Mais elle évoque aussi plus généralement, des airs lointains de cirques ambulants et de fêtes foraines , des effets de nuit, la nostalgie d’une Italie rêvée, des songes étranges où passent des silhouettes , la mélodie déchirante d’une trompette tour à tour lointaine ou proche, un mélange d’ émotions contrastées qui tiennent de la joie des clowns, si follement gaie et si profondément triste, du bonheur de la danse et du souffle du vent …
Et puis c’est le « Nino » composé par Richard G. , et je ris de plaisir, parce que souvent, souvent, je l’ai pensé, dit, écrit : Galliano ne peut jamais rester tout à fait tragique, ni quand il joue Piazzolla, ni quand il joue Rota, sa formidable puissance vitale l’emporte toujours, et nous emporte…dans ce charleston si formidablement allègre !

Super ce « Nino »composé comme final !!!!

Super, la rencontre de deux grands musiciens fous de mélodies…


Super rêve aussi, que Richard, comme un enfant, avoue en interview avoir réalisé, pour lui et son accordéon jadis « instrument un peu ringard de réputation» : « Se faire enregistrer sous le label « Deutsche Grammophon » !!!!

Et puis s’envoler sur les ailes d’Universal vers toutes les capitales du monde…

MAIS … (tema de Gelsomina !!!!) LOIN , LOIN de nous…. !

Je t’en prie, Monsieur Galliano, ne nous quitte pas…

Reviens après ton « beau voyage », reprends la Strada, reviens jouer dans notre province pour le petit peuple de tes fans …dont nous sommes !
(tema de « Nino » !!!)
Fellini, caricature de Nino Rota







jeudi 19 mai 2011

Accordéon, le chant du Mal-aimé

Hier nous avons rencontré deux collègues et amis…
« Pluie, beau temps et autres choses diverses :
-Que faites-vous ce soir ?
-Nous allons écouter le concert d’un copain…Philippe
- A Odos, il joue en solo Bach, Ravel, D’Astier…
- En solo de quoi ?
- A l’accordéon ? (un temps, un sourire, une incrédulité) du Bach à l’accordéon ?
Et nous d’expliquer qu’il existe beaucoup d’accordéons de concert et d’accordéonistes qui jouent du «classique » …
-Remarquez Yvette Horner, (rires) ….patati patata …elle était extraordinaire … »

P . est un collègue avec qui j’ai partagé jadis beaucoup de convictions pédagogiques, bien des affinités culturelles, et plus, des convictions éducatives et philosophiques …
Nous essayons de décrire, d’expliquer …mais je sens bien que c’est peine perdue.
Sa compagne C. , femme discrète et adorable, finit par placer un petit aveu confus :
-Moi, j’aime assez …

Je sors alors mon atout Cœur :
- Quand on écoute Galliano, on prend bien conscience de la diversité et de la beauté du son…
Alors, Elle :
-Mais oui , Galliano !!!! Galliano quand même, c’est très bien…

Sésame ouvre-toi !!!

Merci Richard, comme tu as dû en baver…

P. ne dit rien. Peut-être,( comment est-ce possible ?)Peut-être ne connaît-il pas Richard Galliano ? J’espère qu’il ne confond pas avec l’autre, le John !
J’abandonne la partie, je ne veux pas gâcher le souvenir de tant de temps de connivences …et nous voilà repartis sur des terrains plus communs, joyeux et un poil nostalgiques…

Mais bien sûr Madame Cyclopède a du grain à moudre…
Je m’interroge encore une fois sur cet ostracisme qui frappe l’ instrument « mal-aimé » :

Est-ce le son de l’accordéon ?
Cette qualité de sonorité capable de toucher physiquement, de susciter parfois l’émotion à fleur de nerfs, à fleur de peau, à fleur de coeur .
« Ça lui entre dans la peau…. »

Ou bien la capacité qu’il offre de produire de la virtuosité, un déluge d’ornements, de vibrer jusqu’à la stridence… ? Effectivement parfois insupportable ?
Mais bien d’autres instruments, le violon, tzigane par exemple, la trompette, la flûte, et la clarinette, même l’intello piano, peuvent produire ces délires sonores qui, selon qui en joue, peuvent agacer les nerfs ou au contraire chanter les transports de l’esprit et des sens…

Est-ce alors parce qu’il est « gens du voyage », bagage à bretelles d’un nomade de la musique, vagabond un peu magicien, un peu inquiétant…parce qu’il est de tout pays en gardant au cœur le souvenir de ses racines.

Ou alors parce qu’il est un adepte de la transgression, des églises luthériennes aux bordels de Buenos Aires…des campagnes argentines aux faubourgs porteños…trimballant tour à tour nostalgie et révolte, folie et désespoir de l’amour , douceur et mélancolie de la tendresse…

Ou alors au contraire, est-il trop marqué, trop enraciné « France profonde » , bruyères corréziennes, balloche rurale, ou bien prolo de chez prolo, java de Paname, et bal musette…rital de chez Renaud dansant aux guinguettes… ???

Ou bien chanson française bon teint, lisse, chromé, étincelant, dents blanches, sourire Pascal Sevrant…

Bien sûr il est tout cela mais il est aussi un instrument aux registres multiples, un orgue portatif, un instrument qui respire comme le vent sur la mer…

En plus il est de bonne compagnie , un bon camarade qui aime s’accorder joliment avec les cordes, le violoncelle, les violons et la contrebasse, s’enlacer aux guitares, et aux mandolines, dialoguer avec le saxo, la trompette, et le piano , jouer les contrastes avec le trombone, un compagnon qui adore batterie et percus, et excelle à introduire de la continuité dans le jeu des xylophones et de l’organ Hammond ….

Il peut se souvenir de la baloche, des bruyères, de la fisarmica italienne , du tango d’argentine, du foro brésilien, des plaines russes, mais il peut être tout à fait autre…

Certains alors tentent de lui confier Couperin, Bach , Chopin, Satie, Tchaïkovski, Shubert…

D’autres tentent de rompre les racines, de jouer Berio, Cavanna, Frank Bedrossian …

D’autres enfin tentent tout !
Pour qu’il soit tout à fait le même et tout à fait un autre…ils ont tenté de faire du New , du Novo, avec du Déjà là , parce qu’en fait, c’est toujours la Musique et que de la Musique avec cet instrument là, on peut en faire si on l’aime comme un vrai Musicien, de la belle, de la bonne, de la qui rend heureux et apaise les labeurs…

Je crois qu’ils ont réussi !

dimanche 1 mai 2011

Galliano à Pau, quatrième…et fin!!!

Réponses , absolument subjectives aux questions d'hier…

Oui,  nous étions –placés- au Paradis…ou presque, à l’avant dernier rang du balcon…

Mais il fait reconnaître que l’on y voyait bien, que le son m’a paru excellent, et l’environnement "aimable".

Des gens d’âge et de look divers, et dernière nous toute une rangée de lycéens , dont nous avons appris plus tard qu’il s’agissait d’une classe de première du lycée de Nay. Et les souvenirs heureux du passé me sont venus à l’esprit : jeune prof de première et terminale, à Nay justement, ainsi j’amenai mes élèves au théâtre et au concert…

Et ce soir encore, ils m’ont rendu heureuse, persuadée que je suis qu’aujourd’hui comme autrefois, leur petit baromètre du plaisir d’écouter est en phase avec le mien et en tout cas riche d’enseignement:

E Chabrier :Habanera pour orchestre écoute attentive, applaudissements convaincus
A. Piazzolla : Concerto pour bandonéon et orchestre, écoute sérieuse, applaudissements serrés
A . Piazzolla : Oblivion , émotion perceptible , applaudissements crépitants
A. Marquez : Danzon n°2, écoute vibrante, applaudissements enthousiastes avec bruits
R. Galliano : Poème symphonique sur le nom de Claude Nougaro, écoute de plus en plus tendue , puis applaudissements fournis ….
R. Galliano solo : Habanerando, écoute avec commentaires d’admiration, forts applaudissements avec cris de satisfaction.
R . Galliano : medley époustouflant de valses Galliano, écoute avec commentaires réitérés « Génial, génial ce mec , génial », applaudissements vibrants avec manifestations d’enthousiasme…
R; Galliano solo, la javanaise,accompagenements fredonnés et délire sur les applaudissements

Je note qu’ils ne s’embarrassent pas de différencier instruments « nobles », ceux de l’orchestre ou le bandonéon, et l’accordéon, et embrassent dans le même enthousiasme les interprétations fougueuses et virtuoses de l’orchestre et de l’accordéoniste, et semblent partager l’émotion profonde de Piazzolla et de Habanerando…
C’est encourageant , surtout quand on entend dans l’escalier en partant le commentaire en forme de stéréotype parfait d’un monsieur bien mis pas vieux mais pas jeune : « Oui il joue très bien, mais l’accordéon je n’aime pas, le bandonéon, oui, encore…. »

Autres réponses aux questions posées hier :
- Accordéon ou bandonéon ?

Les deux, et dans cette salle, (ou cette fois ?) le bandonéon de RG m’a paru extrêmement beau, ne le cédant en rien à l’accordéon, je ne distinguerai plus moi non plus le plaisir de l’un du plaisir de l’autre …
Je donnerai juste une mention spéciale de plaisir à L’Oblivion de ce soir au bandonéon, à l’Habanerando à l’accordéon.


Simplement leur choix m’a paru servir les contrastes très forts entre les pièces festives de l’orchestre seul (Danzon et les danses de Ginastera) et la coloration plus nostalgique et recueillie du programme Galliano : le concerto de Piazzolla , à l’habituelle résonnance tragique que je lui trouve, mais aussi la douce et douloureuse tonalité d’Oblivion. Les créations de Galliano elles-mêmes s’inscrivaient, me semble-t-il, dans un registre plus mélancolique que d’habitude : l’hommage à Claude Nougaro, le merveilleux et mélodique Habanerando, que seule vint égayer la virtuosité entraînante des valses …
Entre les deux tonalités, je placerai avec une autre mention spéciale  Danzon, (demandant comme nos lycéens une référence pour la réécouter)…un remarquable rythme dansant certes, qui nous entraîne, mais en même temps, une mélodie très belle qui n’est pas dépourvue d’une certaine mélancolie…

Et peut-être une dernière impression, encore plus subjective que les autres !!! :
Que chacun des deux héros de la soirée, Fayçal Karoui et Richard Galliano, cherchaient à prouver quelque chose.
Peut-être finalement la même chose, que la musique peut sortir des étiquettes et des préjugés qui la figent, qu’ils concernent les genres ou les instruments… ?




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vendredi 29 avril 2011

L’orchestre de Pau et Richard Galliano.


A Pau, il y a un orchestre…















A Pau il y a eu notre travail, nos collègues, les écoles alentour, les jeunes stagiaires

Il y a les montagnes, « le plus belle vue de terre comme Naples est la plus belle vue de mer », il y a des jardins de villas anglaises avec des camélias et des rhododendrons, il y a notre maison et surtout son petit jardin que nous avons créé..

Mais, depuis la retraite, que nos enfants sont partis travailler à Toulouse , que nous avons entrepris de restaurer –à grand peine- la petite maison que mes parents avait fait construire « au bord de la mer » et surtout que nous avons suivi les pas vagabonds des joueurs de fisarmonica…

A Pau, pas d’accordéon, pas de musique selon notre cœur, plus de travail, plus de collègues, à part quelques amis fidèles …
Il y a des rues cabossées par les remises en état laborieuses et sans cesse inachevées. Vrai chantier de Sisyphe !
Il y a une ville dont le centre perd petit à petit ses commerces et quelques brasseries traditionnels … et qui s’engourdit dans la végétation lourde de ses jardins trop verts…

Et nous sommes peu à peu pris de désamour pour cette ville, où seuls nous avaient conduits les hasards du travail…

Mais depuis hier soir, pour nous il y a un orchestre…
Paradoxalement , nous avons dû pour le découvrir aller à Mourenx ville neuve, que créa le bassin de Lacq, son gaz naturel, ses industries de la pétrochimie et de l’acier, sa prospérité, son puissant groupe SNPEA, devenu ELF puis TOTAL.
Ville neuve jadis active et ouvrière, pleine d’écoles, avec collèges et lycées, qui aujourd’hui se vident inexorablement.
Qui cherche avec l’énergie du désespoir par plans successifs sa reconversion…

A Mourenx donc, la communauté de communes avait organisé en avant première des trois concerts de Pau un concert avec l’ OPPB et profité aussi de la résidence de …Richard Galliano avec l’orchestre de Faycal Karoui.

Pas de places à Pau !!!! On vint donc à Mourenx…

Et nous avons découvert le remarquable et très attachant orchestre de Pau, ou devrais-je dire de Fayçal Karoui !
Ce n’est pas manque d’intérêt de notre part, j’ai beaucoup aimé et un peu fréquenté dans la passé la musique symphonique. Je l’aime encore, même si nos choix partagés nous conduisent davantage vers les musiques divagatrices , Jazz, Accordéons du monde, formations plus restreintes , trios, quatuors (ou de quartet),sextet, quintet…
J’ai souvent l’envie de me trouver replongée dans la masse sonore d’un grand orchestre et ses nappes de musique… MAIS pour avoir des places à l’orchestre de Pau il faut pratiquement être abonné . Je n’aime pas la dépendance d’un abonnement, fût-ce à un programme aussi agréablement métissé que celui de Fayçal Karoui !!!…

Mais pour écouter Richard ….nous avons tenté d’obtenir des places à Pau par divers moyens, et guetté anxieusement la location de Mourenx…

Eh bien la découverte fut double!
RG au bandonéon en live (entendu une seule fois à Marciac) le son extraordinaire de clarté et de finesse qu’il en obtient dans une tension remarquable et émouvante ….






...je pensai à une remarque sur le concerto entendue dans un film documentaire de Bernard Cavanna : si dans le concerto classique le soliste commande à l’orchestre , parfois, dans certaines œuvres son duo avec lui est comme inégal au départ, il lutte pour imposer sa voix et son individualité face à la puissance des « éléphants » et cette tension communique une émotion presque tragique . Une impression peut-être personnelle que je ressens particulièrement dans le 1er mouvement du concerto de Piazzolla … Puis c’est le triomphe progressif du bandonéon dans le 2ème mouvement, et sa puissance dans le 3ème ….

Ce jeu subtil organise aussi la composition du poème sur le nom De Claude Nougaro




Et seconde découverte, nous découvrons Fayçal Karoui et son orchestre ! un couple vivant, sans conformisme et sans raideur….Gestuelles, choix des œuvres et leur enchainement remarquablement composé… Une sorte de joie à jouer ensemble…Comme un grand bain vivifiant de musique, tout nous a enchantés…
Délices des quatre danses de A. Ginastera, ryhme subtil et complexe, sonorités chaudes...



A Pau, il y a au moins un Orchestre !!!!




Et quand il invite notre Richard Galliano ....on va à Mourenx !!!!









Pour un autre  récit -plus objectif??? -du concert de R.G je vous invite à aller lire Michel, mon bistrotier favori

samedi 4 décembre 2010

J’aurais voulu être un(e) artiste…

Enfant, j’aimais crayonner , crayonner, crayonner…des silhouettes de femmes, d’enfants, des paysages, des jardins, des ciels nuageux, des arbres dans le vent, de la neige, des ombres … mais je n’ ai jamais rêvé d’être peintre.
Dessinatrice de mode…, cela j’en ai rêvé…quand Yves St Laurent, avec sa silhouette d’ado dégingandé, devint prince chez Dior.

J’ai appris un peu à jouer du piano. Je passais de longs temps à m’essayer à des improvisations improbables (le jeu de mot est tentant ) qui ne ravissaient que moi… mais j’ai toujours su que je ne serais pas musicienne…
En revanche, dans ma tête, les soirs à l’heure où l’on va s’endormir, ou quand j’étais malade , nichée au chaud de mon lit, ou sur le vieux canapé de la salle à manger, j’inventais des histoires sentimentales, je me disais à mi-voix les mots, les phrases et les dialogues …
Plus tard à l’école, j’aimais écrire des récits. J’étais championne de rédaction !
Hors de l’école j’écrivais sur un petit carnet des débuts d’histoires, et des titres, et des titres pour mes histoires à venir…
A quinze ou seize ans j’épanchais mon romantisme, mes émois sentimentaux, dans des petites chansons ou de courts poèmes que j’aimais ressasser, rectifier, arranger jusquà éprouver en me les disant comme un sentiment d’évidence, une émotion d’être parvenue à quelque chose d’accompli…
Je crois que j’aurais aimé écrire. La difficulté, c’est qu’au cours des ans, j’avais perdu la capacité d’inventer des histoires, ou que je ne réussissais pas à imaginer des personnages distants de ma personne , et des êtres vivants que je connaissais.
Souvent par la suite en écoutant les romanciers parler de leurs personnages, j’ai été frappée de les entendre en parler comme d’êtres vivant d’une existence autonome, qui en quelque sorte leur échappaient…Je crois que je n’étais pas capable de concevoir des êtres totalement imaginaires, ou des lieux qui ne seraient pas conformes à la réalité, ou des situations sociales réalistes, sinon véridiques . Prisonnière de la vie en somme… !!!

Alors bien sûr ma potion magique, ce fut de lire les histoires des autres, d’étudier à satiété comment ils s’y prenaient, les autres.! J’en fis même mon métier et découvris en enseignant la passion de partager les passions. Ou même quand je le pouvais, ce fut de me laisser conduire, lectrice in fabula, dans les vies que ces démiurges  avaient le pouvoir de réinventer,entre les personnages qu’ils créaient, plus vrais et mieux composés que les vivants, dans leurs univers inventés mieux construits que la vie même…

Amateure, amateure pour toujours…condamnée à aimer toujours les histoires des romanciers, les croquis des peintres, la musique des musiciens .Plus que tout fascinée par les musiciens dont la création est pour moi la plus inaccessible.

Parfois encore je le commence cet impossible roman , je L 'AI, ce texte plus fort que la réalité... et puis il s’interrompt, se délite, se perd dans les sables …je me fais voler mon titre…

Et je m’interroge alors sur cette force créatrice dont des auteurs, même médiocres, disposent.
Il y a sans doute un talent qui me manque, une incapacité à me déprendre du réel, ...

Mais aussi il y a la vie qui  semble me « presser » avec urgence…
Pour moi, il y a toujours un enfant à soigner d’abord, un enfant à écouter, un enfant avec qui jouer à des personnages inventés, un enfant à qui lire des histoires..
Il y a toujours un repas à préparer, un ourlet à refaire, le chat à caresser, un être cher à écouter, une classe à préparer, un cours à rédiger sur la création littéraire, des écrits d’élèves à apprécier, pas forcément tout à fait dépourvus de talent…
Il y a mon amie qui désespère de sa vie…


Il y a la mer qui m’appelle, la vague qui va, et vient nous tirer par les pieds …

Il y a la montagne qui s’enneige en un jour…
Et les arbres qui se dénudent et révèlent leurs branches, qui vont de manière éphémère mettre des bourgeons rosés, puis se couvrir d’une poussière de printemps à peine verte à la pointe des rameaux…
Il y a la neige qui risque survenir un petit matin trop tôt pour qu’on l’ait vu tomber .
Il y a Richard à aller écouter au Sud d’Arles et qui joue si bien que ce sera du bonheur, et Renaud Garcia Fons sur la linea del sur, et Daniel Mille qu’on a tant attendu et qui nous attend,et  la trompette de Paolo Fresu qui sonne le rappel…

Il y a le roman où mes lunettes marquent la page à reprendre…


Bref il y a... la vie …

Alors on pourrait conclure avec Montaigne répondant à qui lui dit :
« Je n’ai rien fait d’aujourd’hui… !
-Eh quoi !!! N’avez-vous pas VECU ??"

Ainsi pourrait-on conclure si lui justement n‘avait pas fait une œuvre…
Et quelle œuvre !!!

 



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lundi 22 juin 2009

Looking for Eric

Je suis allée il y a quelques jours voir le film de Ken Loach « Looking for Eric »[1],
Que de tendresse pour les deux Eric, que de « parti pris des choses » quand Ken Loach filme les objets et la vie de tous les jours …
J’aime ses cadrages, ses couleurs, ses personnages, le système de contrastes et de parallélismes de leurs rôles, Eric Bishop, ses collègues et le sacré Canto aux sentences à deux balles, pleines d’humanisme…Je l’ai vu en VF (la seule programmée dans ma cité), mais les maximes de Cantona en français consolent de n’avoir que la version française !
J’aime cet espoir qui frôle à chaque instant la tragédie, cet « optimisme désespéré », le dénouement «heureux» à la Molière !!!
Et j’aime ce rapport, vénération, intimité, confiance qu’entretient le personnage Eric avec son demi dieu homonyme …la force qu’il en reçoit.
Et je m’aperçois alors que chaque jour ou presque, je vais sur le site de RG,ou de deux ou trois autres musiciens favoris, je regarde où ils sont, ce qu’ils jouent ce soir,j’écoute leurs interviews, me situe par rapport à ce qu’ils disent de leur conception de la musique, me réjouis quand je trouve dans leur conceptions musicales un écho de mes conceptions personnelles de l’art et de la littérature,et si dans la journée j’ai écouté, grappillé, cherché à découvrir des œuvres inconnues, des sonorités diverses, souvent, avant d’aller dormir, je m’offre un petit concert de leurs disques. Et j’ai l’impression d’une intimité, une familiarité profonde avec eux (comme Eric avec Canto !)
Je m’interroge sur ce lien privilégié que les amateurs d’art nouent parfois avec un artiste.
Bien sûr, nous en discutons avec ma grande Charlotte, qui me dit, c’est comme moi pour Olivia Ruiz ! Bien sûr, s’agissant d’ados ou de jeunes adultes, on résout ou liquide le problème en les traitant de fans. Simple étiquette, qui ne résout rien pour les Eric Bishop comme moi.
Alors ?
Il y a d’abord le plaisir esthétique : une musique qu’on goûte, une émotion puissante, un son que l’on aime et reconnaît à coup sûr, des mélodies qui nous hantent, l’architecture délicate ou rigoureuse d’une composition, la qualité d’un rythme ou d’un phrasé, le besoin et l’envie de renouveler encore et encore l’émotion. La conscience que cette expérience représente un moment unique comme une faena, une passe, une action d’où sortira le but !
Il y a ensuite la fascination pour un talent dont on rêve et qui nous dépasse : un « ingenium » (et on se met à croire mal gré qu’on en ait aux dons et au génie) On mesure ce que coûte la culture de ce talent en efforts, en opiniâtreté, en dévotion exclusive, toutes choses dont on s’estime bien incapable.
Il y a parfois la chance de les rencontrer en vrai, de croiser un regard, un sourire, une anxiété, de communiquer un bref moment sur le plaisir qu’ils nous donnent, et de sentir avec étonnement qu’ils en sont contents.

Et de fans on deviendrait bien groupies de ville en ville si on en avait les moyens ou quinze ans…


Ensuite, le rapport bascule du plaisir esthétique vers un rapport plus complexe et intime de partage.
Partage d’une conception de la musique ou de l’art qu’ils expriment avec nous, pour nous, mieux que nous. Bruno M., que l’art est un cri de l’âme, chargé d’exprimer et de supporter la souffrance extrême et la joie absolue .

Richard G., qu’il refuse les frontières et les enfermements dans des classifications puristes, « classique » ou « jazz » « tango », « populaire » ou « savant »,que toujours il a cherché et cherchera à les franchir ; que l’accordéon est par essence voyageur , contrebandier de la musique classique, passeur de la linéa del sur, instrument des guinguettes ,des églises et des bordels, instrument de métissages.

Philippe de E qu’il joue Ravel , Berio et Piazzolla , mais ne se refuse pas le grand plaisir d’accompagner son ami B. pour une musique ni basque ,ni rock ,ni balloche,mais un peu les trois et beaucoup plus encore.
Il y a plus personnel encore, une affinité avec une conception de la vie, un partage de valeurs.


Je partage avec B.M. l’idée d’éducation et je le remercie de revendiquer, à la surprise de certains intervieweurs, son passé d’enseignant de collège comme vecteur d’enrichissement.
J’approuve et apprécie le projet engagé de Ph. De Ez., d’être par la force de sa musique, pour les enfants et ses publics un « passeur de culture », celle qu’on lui a « passée ».


Le rapport particulier, à la fois de partage et de dépendance, qu’ils entretiennent avec leurs compagnons de musique et avec leur public me rappelle modestement celui que j’ai tant cherché avec mes élèves et mes collègues de travail, un rapport d’enrichissement réciproque.
L’un des plus beaux compliments que j’ai reçus dans ma vie professionnelle fut : « Quand on travaille avec toi, on se sent intelligent. » Et en écoutant les musiciens que j’aime Richard Galliano, Titi Robin, Francis Varis, Renaud Garcia Fons, Bruno Maurice,Philippe de Ezcurra dans leurs formations, j’ai l’impression qu’ ils rendent les autres talentueux ou révèlent leurs talents .

Dans sa dernière interview (DVD), Galliano présente remarquablement ce que peut être l’accordéon dans ses différences et la permanence de son ÂME, le souffle, et explique sa recherche inlassable de partages toujours renouvelés avec des publics et des compagnons musiciens, parce que, dit-il, ce sont eux qui lui apportent l'ENERGIE(ce mot revient de manière récurrente) .
Et je me dis que c’est ce que j’aime dans sa musique, cette force vitale qu’elle transmet.
Il y a ainsi quelques musiques pour moi qui donnent vraiment du souffle et de l’allégresse, de la vitalité, du bonheur, et j’ai envie d’écrire :

Looking for RICHARD, for BRUNO, for PHILIPPE, for others…!!!

[1] J’ai bien aimé sur ce film la note Anglais de Maître Chronique Light, avec qui je fonderais bien volontiers un comité « Anti pisse-froid » !!!